Question : Dans le cas où une piscine appartiendrait à une communauté de commune, est-il nécessaire d’établir une convention avec chaque commune ?
Réponse : Non, la convention entre l’IEN et la communauté de commune suffit. Si la gestion est opérée par délégation de service public alors la convention devra être tripartite. Dans le cas où des élèves d’une école hors commune (ou communauté de communes) irait à la piscine, il s’agit de s’assurer que le maire des deux communes sont au courant.
Question : Combien de temps un agrément bénévole natation est-il valide ? Sur quel territoire ?
Réponse : Les parties théorique et pratique de l’agrément bénévole natation sont valides 5 ans si un contrôle de l’honorabilité est réalisé chaque année scolaire par la DESCO C : dsden76-desco-actioneduc3@ac-normandie.fr. Aussi, en début d’année scolaire, le CPC EPS doit retourner à la DESCO C le listing des bénévoles souhaitant poursuivre leurs interventions, suite aux retours des directeurs d’école. Les agréments sont départementaux, un agrément obtenu dans un autre département n’est pas transférable, mais ils le sont entre les circonscriptions de la Seine-Maritime.
Question : Des élèves rencontrent des difficultés à se retenir et défèquent dans le bassin, que faire ?
Réponse : L’enseignement de la natation n’est pas strictement conditionné à l’autonomie vis-à-vis de la propreté des élèves. Ne pas emmener un élève en séance de natation pour cette raison pourrait être considéré comme discriminatoire. Quelque soit le niveau de réponse retenu, la pleine adhésion des parents est nécessaire. Le premier niveau de réponse est un contrôle autonome et explicite de l’hygiène. Le deuxième niveau est une injonction à passer aux toilettes avant chaque séance. Le troisième niveau peut impliquer des couches retenant efficacement les matières fécales dans l’eau dont différentes tailles existent.
Question : Une famille vous fait part d’une demande de dispense de l’enseignement de la natation, qu’en est-il ?
Réponse : Le médecin délivre un certificat médical d’inaptitude (acte médical) et non pas une dispense. La dispense de cours est un acte administratif proposé aux familles par l’IEN si le directeur et son équipe pédagogique n’ont pas réussi à organiser les enseignements de l’EPS de manière à prendre en compte la nature et la durée de l’inaptitude de l’élève (Décret du 30 janvier 1992).
Dans la plupart des cas, l’élève a été déclaré inapte à la pratique de la natation par son médecin.
Cet élève suivra donc un enseignement adapté de la natation, ma proposition dans ce cas est qu’il vienne à la piscine, maillot de bain, short et tee shirt de rechange (afin de respecter les règles sanitaires et se préserver de toutes éclaboussures) et pourra développer des savoirs relatifs à la natation (cf les programmes EPS) concernant la sécurité dans un établissement de type piscine, les principes d’efficacité qui fondent les adaptations motrices spécifiques à la natation, les compétences méthodologiques nécessaires à l’observation, la coopération et la mesure des progrès, les compétences psychosociales nécessaires à l’appréciation du risque et de la peur particulièrement prégnantes dans les activités du champ 2 des programmes de la discipline.
Par ailleurs, si la rédaction du certificat médical vous pose des difficultés, dans le respect des articles 28 et 50 du code de déontologie des médecins, l’IEN peut saisir le médecin scolaire afin de valider tout ou partie du certificat médical. Ce certificat doit formuler la contre-indication en termes d’incapacités fonctionnelles et non pas en termes d’activités physiques interdites (Arrêté du 13 septembre1989).
Question : Des parents d’élèves se posent la question de la mixité des vestiaires en maternelle, quelle réponse apporter ?
Réponse : En cas de questionnement sur les vestiaires mixte en maternelle vous pouvez vous appuyer sur les textes suivants :
Risques particuliers à l’enseignement de l’EPS et au sport scolaire, MENE0401637C, Circulaire N°2004-A38 du 13/07/2004
Article R.227-6 du code le l’Action Sociale et des Familles
Outils pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école, Thématiques et pistes pédagogiques, Canopé
Victimisation et climat scolaire au collège : les vestiaires d’EPS, Isabelle Joing et Olivier Vors, 2015.
La lecture de ces différents textes m’amène à penser que, lorsque ses élèves sont aux vestiaires de la piscine, la priorité de l’enseignant de maternelle doit être la sécurité de ses élèves. La circulaire du 13/07/2004 rappelle que « l’intervention de l’enseignant à l’intérieur du vestiaire peut s’avérer indispensable ». Je pense qu’en maternelle, la surveillance constante des élèves est obligatoire.
D’autant que, au collège, âge à partir duquel la séparation des vestiaires par sexe en EPS, quelque soit l’activité est la norme, les élèves déclarent à 17% ressentir les vestiaires comme un lieu où s’exprime de la maltraitance ou de la violence entre pairs (contre 10% dans les autres lieux).
De plus, les élèves de cycle 1 ne sont pas forcément autonome dans leur changement de tenue et il semble que l’aide apportée par l’enseignant et l’agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM) est primordiale pour limiter le temps de changement de tenue au bénéfice des temps d’apprentissage.
Ainsi, il semble que la préservation de l’intimité des élèves ne soit pas la priorité de l’enseignant, notamment à un âge où les problématiques de genre ne sont pas encore imprégnées chez les enfants. D’autant que le texte précise que l’enseignant organise la séparation des vestiaires par sexe (rappelons que le texte ne parle pas ici spécifiquement des maternelles mais traite de l’enseignement de l’EPS jusqu’au lycée) selon « la solution la mieux adaptée à la situation particulière ».
Il reste néanmoins la question de l’âge à régler. Si l’on se réfère aux cycles d’enseignement, une préconisation de séparation des vestiaires par sexe à partir du cycle 2 semble pertinente. D’autant que cela va dans le sens de l’Article R.227-6 du code de l’Action Sociale et des Familles qui impose une séparation par sexe des mineurs dans les lieux d’hébergement à partir de six ans. C’est à ma connaissance le seul texte qui donne un âge, dans un autre cadre que celui de la natation.
A partir des textes cités en référence, il semble donc pertinent de maintenir la séparation des élèves de maternelle dans les vestiaires de la piscine à sa juste place dans l’ordre des priorités. Celles-ci sont selon moi de garantir une surveillance constante des élèves et de pouvoir leur apporter de l’aide durant leur changement de tenue afin de limiter le temps passé aux vestiaires et de « garantir les conditions d’enseignement ». Lorsqu’elle sera possible (vestiaires collectifs semi-cloisonnées par exemple) et que l’enseignement sera en mesure de répondre favorable aux deux premières priorités, alors il pourra organiser une forme de séparation des vestiaires par sexe. Ce moment pourra être abordé lors de discussions concernant l’apprentissage du respect mutuel et de l’égalité des droits des filles et des garçons.
Question : Comment vérifier la validité de la carte professionnelle d’un MNS et la validité de l’autorisation à surveiller d’un BNSSA ?
Réponse : Sur le site https://recherche-educateur.sports.gouv.fr/accueil vous trouverez la carte professionnel des éducateurs sportifs et notamment des MNS.
Sur le site https://recherche-surveillant-sauveteur.sports.gouv.fr/accueil vous verrez si un BNSSA est autorisé à surveiller.
